Saturday, May 10, 2014

UNE VERITABLE DEMOCRATIE




5/7/2014

Message adresse a Mr. Samir Geagea
Leader des Forces Libanaises et candidat déclaré à la Présidence de la République

Monsieur,

Une véritable démocratie

  1. Votre programme avec ses  31 initiatives est impressionnant. Nous devons reconnaitre que vous avez été le premier candidat à la Présidence de la République à en présenter un. Nous vous en remercions vivement.  Nous espérons que les autres candidats se décideront à suivre votre exemple dans ce domaine.
  2. Cependant ce  programme, malgré son étendue et sa vision ambitieuse, comporte certaines lacunes importantes :
    1. La dette publique n’a pas été abordée directement. Vous n’en faites  que trop rapidement mention dans le chapitre : « du contrôle des ressources », et vous ne suggérez pas comment et quand  l’Etat Libanais sera en mesure de commencer à  la rembourser, ou, tout au moins a en arrêter ou même a en réduire la progression.
    2. Aucune des reformes utiles que vous recommandez dans votre programme ne peut être exécutée si l’Etat n’en a pas les moyens. Or quand cet Etat s’endette chaque année de 5 milliards de dollars lesquels vont doubler dans quelques années, d’où pourrait-il trouver les ressources pour appliquer ces reformes, même s’il le voulait ? Nous voudrions, a cette occasion, souligner que peu de politiciens et d’économistes se sont donne la peine d’attirer l’attention des citoyens sur ce point. Ce qui nous étonne grandement.
    3. D’après le tableau et le graphique prévisionnels que nous avons publies sur notre blog http://a-planned-development.blogspot.com/ aucun futur Président de la République, même s’il est champion du monde de boxe, ne serait en mesure de terminer son mandat de six ans, s’il ne commence,  des Janvier 2015, à  faire exécuter, par les Autorités, les reformes compréhensives et efficaces auxquelles vous faites allusion dans votre programme. Or nous sommes déjà à la mi-Mai 2014 et l’établissement  du Plan de Développement qui devrait précéder  toutes ces reformes et en inclure les détails,  ainsi que leur mode d’application, n’a même pas encore démarré.
    4. En conséquence je recommande l’approche suivante afin de résoudre tous nos problèmes conjointement :
·         Première étape : Proroger le mandat du Président Sleiman et l’élection Présidentielle jusqu'à fin Décembre 2014

·         Deuxième étape : Utiliser les six prochains mois, de Juin a Novembre 2014, pour compléter l’étude du Plan quinquennal. La population devrait être invitée à y participer. Ce Plan, une fois son étude achevée, serait l’expression des aspirations du peuple Libanais dans tous les domaines : social économique, infrastructurel, fiscal et financier. Les détails de ce projet ont été publies sur notre blog :  http://www. a-planned-development.blogspot.com/

·         Troisième étape : Entreprendre les élections parlementaires en Décembre 2014, a la lumière de ce « programme phare », chaque parti politique proposant celui qu’il considère le plus approprie.

·         Quatrième étape : Entreprendre aussi, avant la fin de l’année en cours, l’élection présidentielle avec une nouvelle Chambre de députés qui élirait un Président capable, a leur avis, de superviser l’exécution du Plan qui aurait ainsi obtenu, au préalable,  la majorite des suffrages populaires.


Beaucoup seraient tentes de traiter d'illusions et de reves les propositions qui sont soumises dans cet article. Pour ma part, j'estime que, quoiqu'elles paraissent , a premiere lecture, singulierement complexes, elles pourraient s'averer etre en definitive, les plus valables pour notre pays 

En voulant procéder à l'élection présidentielle avant le 25 Mai nous commettons deux fautes impardonnables:

1) Nous cherchons à faire élire le Président par une Chambre qui s'est, inconstitutionnellement, autoprorogée

2)  Mais, pis encore, nous allons procéder a deux élections successives, celle du Président et celle des députés, sans aucun mandat populaire et sans essayer de résoudre les problèmes de base, tels que les reformes et le traitement de la dette. 

3) Agir de la sorte c'est aller carrément vers le suicide ou ouvrir large la porte a une "Constituante" aux effets imprévisibles, tel que l'a déclaré le Président Sleiman, lui-même.